Archive pour novembre 2007

Haiku

Un petit poème à la japonaise (c’est l’influence du moment chez nous) -à lire dans un billet futur- (comment que je tiens pas en haleine mes lecteurs, moi… tu parles en publiant tous les 6 mois ! mais faut bien relancer la machine). Bref…

“La fin de semaine arrive, mon FAI* s’engraisse
et moi, j’espère avoir une connexion…”

Voilà, juste pour vous dire que j’en ai marre de ce #¤tain de Free qui marche jamais le weekend -depuis un mois- et que j’en ai marre de passer mon temps à chercher en vain de rétablir ma connexion, qui revient, de toute façon, comme par miracle, le lundi… et, en plus y sont injoignab’, donc… Grrrr !!!

*pour les “pas-français”: un FAI est un Fournisseur d’Accès Internet, ou plutot un Foireux d’ADSL Instable …pour être poli !

Un quart de siècle

En parlant, avec les filles, de Noël qui arrive et des souhaits de cadeaux qui en découle, je me demandais si à l’âge de Juju, je rêvais encore d’un beau cadeau où si je savais plus trop ce que je voulais, comme un gros neuneu d’ado que je commençais à être.
Et, je me suis rendu compte, que c’est à cet l’âge-là, que ma vie a basculé… il y a vingt-cinq ans !
Depuis quelques mois déjà, je m’intéressais aux filles, certes, mais bien que je trainais déjà autour de celle avec qui je partage depuis ma vie, ce ne sera pas le sujet de ce billet…
Dommage ? En tout cas, c’est un parallèle intéressant, auquel je n’avais jamais prêté attention…
Bref… Revenons à nos moutons, on est en novembre 1982 et je me demande ce que vais bien pouvoir demander au père Léon ? c’est sûr que depuis la rentrée, je m’achète régulièrement Micro 7, le premier magazine informatique grand public, car je suis gaga des ordinateurs depuis que j’ai testé mes connaissances sur un terminal IBM couleur en démonstration dans une grande surface -attraction marketing du genre “Le magasin du futur”-.Bien sur il y a déjà le Minitel noir et blanc que l’on peut déjà voir un peu partout mais qui n’est “que” internet avec 15 ans d’avance…
Moi, ce qui me botte c’est la machine, sa programmation, son cœur, sa “maitrise”.
Sauf qu’un biniou à l’époque ça coute juste la peau des nouilles, sans parler de l’encombrement: les IBM PC, Apple II, Tandy TRS-80 ou Goupil 2 sont inabordables… Je dois donc me contenter de baver devant les revues où, un jour, je découvre une pub pour le ZX81 “le premier ordinateur à 500F”, la vache ! C’est sûr c’est ça que je veux, et rien d’autre, et même si ça reste pas donné, je veux bien cumuler mon anniv’ (en mai!) s’il le faut, mais je le veux, je le veux… ça sera donc adjugé, sauf que j’ai bien fait de cumuler, parce que je l’ai reçu en juin !!! pire que la Logan: 8 mois d’attente, la folie ! Heureusement il marchait bien en arrivant (l’aurait plus manquer que ça)
Ah, le ZX81… le top deux ans avant: un vrai manuel de 500 pages, un proc’ z80, 1ko de ram, extensible à 16, quand même (là, le délai était que de 2 mois), sauvegarde sur cassettes audio, pas d’écran, on le connectait par la prise antenne à une télé, et quand il faisait un calcul, ça coupait l’image: trop complexe !!! un vrai délire, mais quel bonheur !
L’année d’après, ce cher Clive Sinclair avait sorti le ZX Spectrum et bien sûr, je l’ai commandé, là ça a été beaucoup mieux: 4 mois d’attente et l’extension à 48 ko en 15 jours, incroyable. Ca a été ma vraie première machine à tout faire, j’ai beaucoup appris avec… jusqu’à ce que mon frère fasse “de l’électricité” avec le magnétophone de sauvegarde et que… de nouvelles machines apparaissent. Pendant ce temps-là, la guéguerre z80 – 6502 a entrainé une multitude de machines qui a fait le bonheur de mes copains: le vieux ti99/4a avec tous ses jeux en rom, le commodore c64 bien sur, au langage plus que minable mais aux possibilités immenses pour l’époque, le rare bbc acorn aux logiciels introuvables en France, les oric 1 puis atmos aux graphismes balaises, le français thomson to7 et tous ses logiciels éducatifs, le spectrum+ et enfin l’amstrad cpc464… ah, l’amstrad, le truc qui a tout changé: enfin un écran incorporé et des sauvegardes sur disquettes (dans sa version cpc6128)… j’en ai eu un en prêt en 86, sur lequel j’ai fait mes début en musique et en système pro avec le cp/m… Le système qu’on avait sur les Elan et les Olivetti au lycée, entre midi et 2, en initiation aux maths -ah, les itérations en turbo pascal-… Moi, j’aurais bien aimé avoir un ql (sinclair toujours), un msx (des micros enfin compatibles entre eux) ou un exelvision tout sans fil: la wii avant l’heure !
Avec le temps et les études, j’ai pu m’acheter en 88 un atari 1040stf, la bête de l’époque… Avec l’amiga a1000 de mes potes, car c’était la guerre: a qui ferait la démo la plus débile, etc… c’est surtout le début des vrais logiciels “wysiwyg” comme on disait: ce qu’on a l’écran, c’est (presque) ce qu’on obtient sur le papier… mais l’intérêt réside toujours dans la musique en midi (les synthés se démocratisent), le bricolage en programmation (gfa basic) ou en émulation de mac, LA machine dont tout le monde rêve…
Le temps a passé , on est en 1992, c’est mes premiers PC, machines que je ne quitterais plus: un 386 sx16, puis 486sx25 puis dx2/66 puis dx4/100 puis pentium 75 puis pentiumII 266 puis 366 puis pentiumIII 550 puis celeron 700 puis 1.2 puis 2.4 que j’ai toujours, j’ai un peu arrêté la course à la vitesse, j’ai davantage besoin de place qu’autre chose: beaucoup de disques durs (1to pou l’instant)… Je passe sur les organiseurs et portables, comme le psion OrganiserII ou l’Osaris (faux Psion series 5), mon Bloguix (rip, snif) ou le Compaq de Vero…
Mais je teste toujours, surtout des systèmes: quand on a ça dans le sang… en tout cas j’ai des emulateurs de tous mes vieux micros: ça m’en déclencherait presque des larmes ! Si, si…

Allez, c’était la minute nostalgie du jour: j’avais promis une visite du musée y a quelques temps déjà… Allez, on y retourne ? Et comme disait Nico:
10 PRINT
20 GOTO

Emules de Maïté

Depuis la rentrée, l’activité au boulot a pas mal changé, ce qui a eu pour conséquence notamment de mélanger les horaires et les équipes.
Comme il faut toujours positiver (++), on en a rapidement profité pour échanger les connaissances extra-professionnelles… Echanger c’est bien, mettre à l’épreuve, c’est mieux ! Et, toujours, du fait de ces nouveaux horaires un poil élastiques, on s’est surtout retrouvé, vous l’avez compris, – dans les temps de pause, hein, attention – attablé à faire partager les savoirs culinaires de chacun !
On a beau être dans une grande ville, les racines du terroir sont encore bien ancrées et en quelques “semaines du goût”, on a déjà pas mal partagé…

En septembre, après l’été pourri qu’on a eu, les légumes ne s’étaient pas des masses gorgés de soleil, et, à part deux ou trois tomates noires de Crimée ou des cœurs de bœuf géantes mais toutes racornies, on a pas eu grand chose à mettre dans la salade aux échalottes.
Heureusement, la pluie, ça amène les escargots et les champignons… Pour les premiers, on a été servi et les charentais se sont fait fort de nous les faire dégorger pour plus tard, quant aux champignes, là… große malheur, autant 2006 avait pété tout les records, pour les cèpes -le roi de la région-; cette année, y a eu que pouique: à peine quelques tranchounettes à mélanger aux patates: ça a donné un peu de saveur… Par contre, il y a eu pas mal de “pibres” (une variété locale de bolet), mais trop écœurés, ces messieurs ne les ont même pas ramassé, tant pis.

Avec octobre, les grosses courges ont fait leur apparition, et si on a eu droit a une bonne dose de potirons, mélangés à la fin des courgettes rondes et des patissons tout blancs cafardeux, certains nous ont amenés les curiosités du jardin, comme des coloquintes jaunes et vertes, de toutes les formes mais imbouffables (d’après eux, j’aurais bien essayer, pour voir), mais aussi des giraumons à l’aspect redoutable: une sorte de citrouille avec un turban blanc sur la tronche: super bon, parait-il, mais j’ai pas pu testé, des fois y a du boulot aussi…
A force les chambrer sur leur capacité potagère, plusieurs collègues m’ont pris au mot et se sont fait fort de me faire gouter les trucs les plus inattendus, en se gardant bien de me dire avant ce que c’était ! J’ai donc, bon gré, mal gré, essayé des racines diverses, comme la vitelotte, une patate noire; cuite, elle est presque bleue: super space mais le gout reste bien le même. J’ai ensuite eu droit eu retour de la deuxième guerre mondiale avec le topinambour et le rutabaga, la terreur de nos ailleuls ! le premier c’est plutot bon: une forme de gingembre avec un gout de fond d’artichaud, en fait je connaissais très bien la fleur: c’est une marguerite jaune géante, sorte de mini tournesol: tout le monde en a ! par contre le rutabaga, là, euh, c’est vraiment dégueu: du navet au gout de choucroute et en plus ça a des conséquences rudes sur la digestion, je vous passe les détails…
Comme je les avais bien cherché, mon apprentissage de padawan a continué avec les panais, des grosses carottes blanches, qui ne se mangent que cuites: un navet ferme, quoi… Mais, pour finir, j’ai eu droit à des crosnes du japon, le top du top du peu ragoutant: si la plante est assez belle: une sorte de grande menthe rose-violette, les racines ressemblent a des gros vers blancs gluants, ouaheurk ! mais bon, fallait gouter, alors… ben, entre l’artichaud (encore!) et… la noix !!! bizarre …

Si mon médecin lisait ça, il me féliciterait à coup sûr: “mais ils mangent que des légumes, c’est bien ça, c’est bon pour le cholestérol”, euh… le seul truc, c’est qu’on est dans le Sud-Ouest, et que donc, on mange des légumes, c’est vrai, mais surtout, on les accompagne !!! Et là, euh, ça a fait mal…
D’abord, pas de repas dans le coin sans vin et -région de production oblige- il est souvent bon, donc il se doit d’être bien accompagné: du gros pain frais, une poëlée de légumes -ben oui, quand même-, revenue à l’huile de tournesol ou à la graisse de canard, et bien sûr des patés de toutes sortes, souvent faits par les parents… Terrines de gibier ou de la ferme, y a eu de quoi faire. Un petit saucisson, du fromage, la France, quoi.
Qui dit graisse de canard, dit confit, forcément… Confit de poule, aussi, d’ailleurs… Les fameux escargots ont fini par y passer aussi, mais là, raisonnablement: à la persillade, tranquillou, pas de tomates, ni de sauce américaine comme pour les écrevisses… dommage. Des cassoulets, une choucroute (une vraie), quelques steacks de bœuf de Bazas, pour voir si la viande y est toujours bonne et puis on est passé aux desserts avec les inévitables canelés, mais aussi les pastis des landais (sans salade de fruit, les vaches, de quoi s’étouffer !) et le millasse à l’anis, fait avec tellement de pastaga qu’il en est presque vert !!!
Après le café (tiens ça, c’est normal), on a eu droit aux cerises à l’eau de vie (des guignes très sucrées, du nannan !) et aux pèches de vigne, euh, bof…

Voilà… Trois mois pour tout ça, quand même… On a pas un métier facile !

… mais pas de l’est !

Bon, allez, c’était une blague… le billet précédent !

Donc, dimanche, on a profité du début des vacances pour sortir, “on rigole, on s’amuse”, à la foire d’automne de Bordeaux, située, comme chacun sait, depuis fort longtemps, sur la place des Quinconces, au coeur de la ville.
Un petit voyage en tram, un peu au chaud, coincé sous les aisselles d’un basketteur (ou supposé tel) et l’haleine avinée d’une mémé un poil (de menton) raleuse… moins romantique que pour les filles, donc…
Bref, on arrive sur la place, et là, parmi les flonflons à 300 db des manèges, les odeurs d’huile rance des churros et de sucre -très- caramélisé des pommes d’amour, Julie s’improvise guide officiel, forte de son expérience de la semaine précédente…
Il faut donc que, d’après elle, je les accompagne AB-SO-LU-MENT dans des attractions trop, trop géniales, comme le Rafale ou le Mouse Coaster, ou, ou… euh… on se calme, les filles.
Zoé a bien conscience qu’elle est un peu petite pour tous ces machins qui tournent, qui montent et qui descendent, mais bon, dès l’instant qu’elle peut gagner une peluche, tout va bien… Alors, pour faire plaisir à la pauvre petite nenette, on se met à la recherche de la super loterie-où-tous-les-coups-sont-gagnants-si-si… Deux ou trois arnaques plus tard (en minutes, ça fait a peu près pareil), elle finira par admettre que c’est un peu nul et se contentera d’une superbe peluche, un magnifique nounours grand comme ma paume, mais tellement beau… (d’après elle).
Pendant ce temps-là, Juju et Moune ne lachent pas l’affaire et nous sortent l’inventaire des animations les plus gerbantes possible: faut faire un choix (rien n’est donné) et elles se décident pour le Magic Dance aux effets sono et lumineux les plus accrocheurs de ce coin de la foire… Y a pas à dire, ça déménage: Véro est verte rien qu’à les voir tourner, quant à moi, je prie pour qu’elles ne soient pas obligées d’être accompagnées dans un autre truc de ce genre, sinon c’est le père qu’on va ranimer… Et vu la tronche du forain qui tient la caisse, j’espère qu’y aura pas besoin de bouche à bouche !
Heureusement le reste de l’après-midi se déroule bien, elles s’éclatent dans des trucs bien débilos et je ne suis de corvée (enfin ch’uis pas contraint, non plus) que pour deux attractions que Zoé ne peut faire qu’avec un adulte: Les auto-tampons “de grands” et les “souris”, un grand huit très rapide et qui secoue beaucoup, beaucoup… Elle a été un peu écrabouillée mais bon, on a bien rigolé quand même !
Un petit (long) tour dans le “labyrinthe des miroirs” (comme le jeu de Kirby, d’après Manon) où les petites se sont bien paumées: on avait beau gesticuler comme des gibbons (tiens, tiens), elles ne trouvaient jamais la sortie… incroyable.
Pour finir, des barbes à papa pour les filles, des chichis pour maman (qui préfère quand même les croustillons de son enfance, en Normandie) et un gros beignet bien grassouille à la myrtille pour votre serviteur qui a bien rigolé quand la gamine qui l’a servi (elle “aidait” ses parents) lui a demandé “-c’est quoi, “myrtille”? -ben, la conf’ violette, là… -ah, ça… beuheuh”)
on a “dégusté” tout ça en marchant jusqu’à la nouvelle station (la ligne vient d’être prolongée) un peu plus loin pour avoir une (un peu) meilleure place dans le tram…
Voilà, c’était bien sympa, surtout que le temps a été très clément, comme encore en ce moment…

Allez, je vous laisse avec les photos:


pour la technique: ça a été pris avec le téléphone, sans de maitrise de l’ouverture, donc tout semble “arrêté”, alors que pourtant ça bougeait !

A la foire…

Je sais, je sais, ce billet, vous l’attendiez…
on peut dire que le teasing de Véro a bien marché…
La pub, le vrai mal de notre civilisation: toujours être efficace !
Ben, vous allez être surpris, car pour moi, la foire c’est inévitablement une chanson d’Angelo Branduardi: A la foire de l’est…


Mais c’est qui, cet Angelo, d’abord ? Ben, une espèce de troubadour italien des années 80, coiffé à la Jackson 5… Y a que mes parents qui connaissent !

Voilà… Fin du billet, dommage, hein ?