Archive pour février 2008

La saucisse de l’espace

Après les émotions du début de la semaine, on continue les vacances sous le signe de la glandouille: des petits coups de thé avec la Véro, des aprèm dvd avec les petites devant Riton le Gazier -le IV çui avec les dragons, bien sûr-, des parties en réseau avec les filles et des séries le soir avec les grandes, comme Lost, saison 4. Et entre ça, on se refait pas, de la bidouille informatique, forcément…
J’ai récupéré un autre vieil ordi (ah, le beau boulot que j’ai là) sur lequel j’m'ai empressé d’installer des conneries super beaux machins comme mon inévitable ubuntu, du ndiswrapper -dont j’ai déjà parlé- pour le réseau et plein de logiciels aussi inutiles pour vous qu’indispensables pour moi: gnu-Go, vlc, inkscape, etc, etc…
mais là où je me fais un revival maousse, c’est avec ma 3D à moi, la seule, la vraie: le lancer de rayons ou raytracing, dont le logiciel phare reste POV-Ray.
C’est vrai qu’aujourd’hui on a 10 000 autres façons de se faire des mondes virtuels. Par le jeu avec les Sims (enfin, pour les filles), par le net avec Second Life (plutôt pour les célib’ ou les fachos légèrement en manque) ou par des applis plus spécialisées comme 3DS, DAZ, Bryce (pas de Nice), très orientées ciné ou infographies, et encore, y en a plein d’autres (;o))
Côté logiciels libres -puisqu’on est en plein dedans- il y a l’incontournable Blender et enfin, pour les débiles de la prog à l’ancienne, mon Povray.
Car, tout est dit, avec Povray, il faut tout programmer: il n’y a pas d’interface de modélisation, c’est tout en dur, à l’ancienne… Certes des outils existent pour se familiariser mais sous linux et sous gnome, walou, c’est tout à l’éditeur de texte et au terminal… Yessouille!
Donc y a une douzaine d’année de ça, je me suis plongé dans le beau langage de ce fameux logiciel… Et, atteint de SciFi-mania -comme tous les post-ados de ma génération- j’me suis lancé dans la création de vaisseaux virtuels…
Pour moi, cette façon de faire de la 3D s’apparente plus à de la sculpture qu’a du graphisme: tu tapes une commande comme “sphere” et le machin te fait une bouboule: trop bien, non ?
Mon premier vaisseau a donc été un ensemble de formes de base: des spheres et des cylindres imbriqués et déformés…
J’en étais tellement fier que je l’ai montré à toute ma famille… Et là, l’enthousiasme a été beaucoup plus modéré: Vero a à peine regardé et a lancé un “Hum… 3 jours pour ça ?”, quant à mon père, ça a été “Wah, une saucisse de l’espace ! Super…”, très encourageant…

Bref ! J’ai donc décidé, en défenseur du logiciel libre (et archaïque) de vous livrer ici, 12 ans après, une version vite revue de cette fameuse saucisse…
D’abord, le code source:

//saucisse.pov
#include“colors.inc”
#include“textures.inc”
camera{location look_at}
light_source{ White*2}
#declare saucisse=merge{
//tete
sphere{0,.5
scale translate}
//corps
cylinder{,,.5}
//queue
sphere{,.5}
//poste
cylinder{,,.25 scale}
cylinder{,,.25}
sphere{,.25}
sphere{,.25}
//aile arr.
sphere{0,.5 scale translate}
//aile av.
sphere{0,.5 scale translate}
//barres
sphere{0,.5 scale translate}
texture{Aluminum}
};
object{saucisse}

La commande:

povray +Isaucisse.pov +Osaucisse.png +FN16 +W400 +H300

Et le résultat en image:


Alors ?

à Auch…

D’habitude, j’aborde pas des sujets si personnels. Je crois que c’est un problème d’éducation. Chez moi, on se raconte pas ou si peu, c’est comme ça… Mais, au contact de Véro, ça change petit à petit et, même si je ne peux atteindre sa faculté de se dévoiler, je ressens le besoin de vous parler de notre journée d’hier.
On est allé au fin fond du Sud-Ouest, à Auch, la capitale de la Gascogne historique, berceau de d’Artagnan… ça aurait pu être une ballade bucolique charmante, surtout qu’il y faisait plus beau qu’ici mais on y allait pour une raison moins drôle: voir ma mère dans une clinique psychiatrique.
Elle y est hospitalisée depuis mardi après-midi suite à la semaine très difficile qu’elle venait de vivre…
Tout a commencé mi-février quand elle a fini par avouer à mon père qu’elle se sentait très fatiguée, qu’elle avait des maux de ventre extrèmement douloureux et qu’elle avait du mal à faire face. Le médecin lui a rapidement soigné ses douleurs physiques mais le mental n’a pas suivi et elle a sombré de plus en plus. Si bien qu’il lui a prescrit des machins pour que le citron chauffe moins mais le traitement n’était pas très adapté et dans le weekend, elle ne savait plus se prendre en charge, restait postrée et n’avait aucun gout pour rien, même pas pour sa chienne, pourtant si fidèle.
Mon père très inquiet devant cet inexpressivité est allé aux urgences, a explosé parce qu’”ils ne lui ont rien décelé de spécial” (sic!) -pas d’AVC, en tout cas rien de physique-, et a du attendre le lendemain le retour du médecin de famille, incrédule lui aussi face à la prestation de cet hopital.
Ce bon vieux doc lui a pris rendez-vous dans une clinique spécialisée, à une heure de route de chez eux -plus de deux pour nous-, à Auch, dans le Gers, le pays du Bonheur est dans le pré
Elle avait peur de tout quand elle a appris ça: de porter sa valise, de trouver sa chambre, de savoir quand et où manger: la terreur, vraiment.
Le médecin qui l’a accueillie a rassuré rapidement mes parents. Selon lui, il n’y avait rien de grave, il voyait très bien ce que c’était, et qu’en changeant le traitement et avec beaucoup de repos, il pronostiquait un “rétablissement dans peu de temps”.
C’était mardi -un jour sans stats-. On est donc allé la voir hier, enfin moi d’abord parce que les enfants n’étaient pas admis. Vero et les filles sont donc allées en début d’aprèm au cinoche (et ça a été quelque chose, là-bas).
A peine arrivé à la clinique (merci le GPS, pa’c'q’ c’était pas gagné), ma mère est venue vers nous comme si elle avait senti qu’on arrivait. Un peu raide, la bouche “botoxée” -l’effet des medocs-, elle est venue lentement , puis a souri en me voyant: c’était une surprise. Elle nous a raconté son séjour en long, en large et en travers tout en faisant le tour du parc où elle savait déjà tout des plantes et des fleurs. Elle était encore visiblement très fatiguée et un peu perturbée dans son horloge interne (elle ne savait plus depuis combien de temps elle était là). Mais malgré tout la petite flamme de la vie était de retour, plus les minutes passaient et plus sa discussion se faisait plus claire, plus précise… C’etait en fin de compte très rassurant.
On a demandé une autorisation de sortie pour faire un petit tour à pied d’une demi-heure dans la campagne environnante: elle était contente de marcher surtout qu’on a vu des chevreuils, alors…
Ch’uis allé chercher mes nanas à la fin de leur séance, on a acheté des revues et du chocolat à la demande de ma mère (comme quoi, la forme revenait bien) et on est retourné la voir.
Comme il faisait bon, on pouvait rester dehors et les filles ont ainsi pu la voir. Mamie a été ravie d’être avec la petite famille et on est resté une petite heure à apprécier ce moment de vie retrouvée…
On est rentré tard, rassurés, même si on ne sait pas vraiment ce qui a pu entrainer tout ça. On a des pistes, une somme de causes plus ou moins directes, mais bon…
Les nouvelles ce soir sont un peu moins bonnes: mon père l’a trouvée un peu plus fatiguée…

Laissons du temps pour que les choses se remettent en place…
Je t’aime, maman.

(m)Amy Winehouse

Bon, j’ai été “tagué”, enfin presque, par l’Alcolo.
Le gars, pour faire court, y se demande si la dame Amy Winehouse lui ensorcèlerait pas un peu les stats de son blog, car à chaque fois qu’y cause d’elle (et c’est souvent p’isqu’il est fan) “paf!” y a ses stats qui explosent…
donc pour vérifier l’adage, y nous demande de faire un petit billet sur sa “Sublime”.

J’ai pas voulu lire tous ses billets pour pas trop m’influencer (tu parles, ch’uis un peu trop feignasse, oui), mais je vais vous dire ce que m’inspire vraiment la diva.

Tout d’abord, je vais vous donner mes critères de célébrité supposée d’une star:
niveau 1: est-ce que Vero ou moi la connaissons ?
niveau 2: est-ce que nos filles la connaissent?
niveau 3 -le top-: est-ce que nos parents la connaissent?

Amy a été ainsi gratifiée d’un 1,5 sachant que seule Julie connait Rehab et encore l’a fallu y fredonner le machin “Tadidi douda dadida, and I say ah-no, no, no” pour que ça y fasse tilt.

Je dois dire quand même que j’ai l’impression qu’en France, à part les “spécialisses” de la scène branchouille, on la connait pas musicalement encore trop des masses, la miss… Par exemple, je parle pour moi, en tout cas, j’ai déjà entendu d’elle 2 ou 3 trucs (ch’ais même pas combien, en fait) mais j’serai bien infoutu de les ressifloter dans l’instant… pas impérissab’, faut croire…
Sauf bien sûr le sus-cité Rehab -trop entendu, lui, par contre- que je préfère d’ailleurs dans sa version remixée par Jay Z, le gars d’la pub pour HP ( entre autres ;o) ).

Par contre, elle est plutôt bien connue pour ses frasques qui sont largement reprises dans les émissions pipeules comme le Petit Journal de Yann Barthès.
On y voit souvent une diva un poil sur le retour quoique pourtant encore jeune, au look de Cléopatre -la colle blanche, pas la reine- qui nous pète sa crise sur des plateaux anglais ou qui arrive bourrée sur scène la canette à la main… le genre d’image à mettre devant les bonnes familles…
Ceci dit, une fois qu’on dépoussière la (m)Amy -mommie- et qu’elle se met à faire ce pourquoi on devrait la connaitre: chanter, là je m’incline…

Donc, comme chez moi l’habit ne fait pas le moine, je me dis qu’elle ne serait pas capable d’une telle performance si elle faisait vraiment tout ce qu’on nous raconte et je lui trouve une certaine ressemblance avec un grand monsieur qu’on a si souvent décrié à l’époque: Serge Gainsbourg…

J’espère juste qu’elle finira mieux…

Dziii-dziiii, wouch-wouch-wouch, tap-tap-tap…

‘Tain (tamarre), la mémère Véro -qu’est pas née d’la dernière pluie (qui tombe aujourd’hui, d’ailleurs)- me rappelle calinement dès le réveil que “ça serait bien si je profitais de mes vacaciones pour finir la cuisine que ça fait que deux ans que j’ai promis d’achever très prochainement”… La vache, y a des fois on ferait mieux de faire semblant de ronfler, même si je m’arriverais pas à ma propre cheville, vu la qualité du ronflage original !

Bref… après une matinée “simesque” avec mes filles (plus de la maintenance que de la création, soit dit en passant), c’est avec un entrain plus que sidérant que je m’attelle à la tâche !
Et vas-y que je te prends des mesures, que je fais péter la perceuse et la scie sauteuse et trois heures de dziii, wouch, tap et autres onomatopées plus tard, le résultat est là: même pas une petite insulte à la volée sur la qualité de mon outillage ou ni même un moindre coup de marteau sur mes frêles petits doigts: ça devient pas marrant, je m’excite même plus…

Ch’uis content de moi, la chef aussi -c’est l’principal- d’ailleurs je crois qu’elle est en train d’en parler sur son billet du soir… pour les curieux c’est dans cet article
Voili, voilou.

Carioca !

Des fois, je me demande…
Là, par exemple ça fait un bon mois que j’ai pas blogué.
Pas que j’en ai pas envie mais mes journées ne sont pas élastiques et ça n’est pas vraiment une priorité pour moi donc je consacre mon temps libre à d’autres aneries activités…
mais tout de même je regarde de temps en temps mes webstats et ça m’interpelle…
Mon pépère de blog engrange ainsi sa petite dose quotidienne de visiteurs -alors qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil- et je reçois même des coms venus de l’aut’ bout de la planète sur tel ou tel vieil article, c’est dingue, quand même…
Dans le même ordre d’idée, t’as la mère Véro qui me met un lien dans son dernier billet et on croyait -innocemment- réveiller le susdit blog, tiens, nibe: que pouique…
Donc bizarre, ce truc…
Enfin bref, j’ai donc eu un comm. du Brésil -et ouais- et j’ai répondu à ma petite Carioca do Brasil (prononcer Brachiou)… tu parles, dans mes rêves, oui: en fait il a un prénom bien masculin (mais non, c’est pas le Bois de boulogne) et on parle informatique, donc finallement c’est pas mal aussi…
Voilà, c’était mon tour du monde à moi !