Après les émotions du début de la semaine, on continue les vacances sous le signe de la glandouille: des petits coups de thé avec la Véro, des aprèm dvd avec les petites devant Riton le Gazier -le IV çui avec les dragons, bien sûr-, des parties en réseau avec les filles et des séries le soir avec les grandes, comme Lost, saison 4. Et entre ça, on se refait pas, de la bidouille informatique, forcément…
J’ai récupéré un autre vieil ordi (ah, le beau boulot que j’ai là) sur lequel j’m'ai empressé d’installer des conneries super beaux machins comme mon inévitable ubuntu, du ndiswrapper -dont j’ai déjà parlé- pour le réseau et plein de logiciels aussi inutiles pour vous qu’indispensables pour moi: gnu-Go, vlc, inkscape, etc, etc…
mais là où je me fais un revival maousse, c’est avec ma 3D à moi, la seule, la vraie: le lancer de rayons ou raytracing, dont le logiciel phare reste POV-Ray.
C’est vrai qu’aujourd’hui on a 10 000 autres façons de se faire des mondes virtuels. Par le jeu avec les Sims (enfin, pour les filles), par le net avec Second Life (plutôt pour les célib’ ou les fachos légèrement en manque) ou par des applis plus spécialisées comme 3DS, DAZ, Bryce (pas de Nice), très orientées ciné ou infographies, et encore, y en a plein d’autres (;o))
Côté logiciels libres -puisqu’on est en plein dedans- il y a l’incontournable Blender et enfin, pour les débiles de la prog à l’ancienne, mon Povray.
Car, tout est dit, avec Povray, il faut tout programmer: il n’y a pas d’interface de modélisation, c’est tout en dur, à l’ancienne… Certes des outils existent pour se familiariser mais sous linux et sous gnome, walou, c’est tout à l’éditeur de texte et au terminal… Yessouille!
Donc y a une douzaine d’année de ça, je me suis plongé dans le beau langage de ce fameux logiciel… Et, atteint de SciFi-mania -comme tous les post-ados de ma génération- j’me suis lancé dans la création de vaisseaux virtuels…
Pour moi, cette façon de faire de la 3D s’apparente plus à de la sculpture qu’a du graphisme: tu tapes une commande comme “sphere” et le machin te fait une bouboule: trop bien, non ?
Mon premier vaisseau a donc été un ensemble de formes de base: des spheres et des cylindres imbriqués et déformés…
J’en étais tellement fier que je l’ai montré à toute ma famille… Et là, l’enthousiasme a été beaucoup plus modéré: Vero a à peine regardé et a lancé un “Hum… 3 jours pour ça ?”, quant à mon père, ça a été “Wah, une saucisse de l’espace ! Super…”, très encourageant…
Bref ! J’ai donc décidé, en défenseur du logiciel libre (et archaïque) de vous livrer ici, 12 ans après, une version vite revue de cette fameuse saucisse…
D’abord, le code source:
//saucisse.pov
#include“colors.inc”
#include“textures.inc”
camera{location look_at}
light_source{ White*2}
#declare saucisse=merge{
//tete
sphere{0,.5
scale translate}
//corps
cylinder{,,.5}
//queue
sphere{,.5}
//poste
cylinder{,,.25 scale}
cylinder{,,.25}
sphere{,.25}
sphere{,.25}
//aile arr.
sphere{0,.5 scale translate}
//aile av.
sphere{0,.5 scale translate}
//barres
sphere{0,.5 scale translate}
texture{Aluminum}
};
object{saucisse}
La commande:
povray +Isaucisse.pov +Osaucisse.png +FN16 +W400 +H300
Et le résultat en image:
